Gilles Marchal, le meilleur antidépresseur

Pâtisseries Gilles Marchal

Attendez, pardon, poussez-vous. Laissez passez, il y a urgence. Il me faut ABSOLUMENT ce gâteau, c’est une question de vie ou de mort. Pour lutter contre l’actualité made in BFM TV, on a tous besoin de couleurs, de douceurs et de… blondeur.  Abandonnez les antidépresseurs, Gilles Marchal est notre homme.

vitrine Gilles MarchalIl m’arrive d’être atteinte de flemmite aigüe (maxi flemme) quand il s’agit d’aller chercher du pain au coin de la rue, mais pour ces pâtisseries-là, je suis capable de traverser Paris en footing avec un sac de gravas sur le dos et des chaussures de ski (un challenge de l’absurde façon Pékin Express sur les hauteurs de Montmartre). Si des nuées de touristes, le Tout-Paris et moi-même accourons devant le 9 rue Ravignan, c’est avant tout parce que derrière la vitrine alléchante, le luxe rejoint la simplicité. J’en veux pour preuve le produit phare : la madeleine. Avis à tous les Droopy, qu’elles soient natures ou glacées, ces madeleines aux parfums de citron, de miel de sapin, d’orange, de caramel beurre salé ou de pistache, ne sont pas n’importe quelles madeleines. Elles redonnent foi en l’humanité.

Madeleine de proust 2.0

Madelaines, Gilles MarchalComparée à la madeleine de Proust qui exhumait les souvenirs poussiéreux d’une vieille tante de Combray, celle du lorrain Gilles Marchal fait voyager dans le futur. Un futur très proche où je vais immanquablement avaler une seconde gourmandise devant mon ordinateur, puis une troisième,  voire une quatrième, en sirotant mon Kusmi Tea Detox (mais si, mais si, ça compense les calories). Bref, j’ai trouvé la madeleine de Proust 2.0, ce n’est pas rien. C’est de la Haute Pâtisserie. Gilles Marchal a été chef adjoint du Crillon, chef pâtissier du Plaza Athénée, puis du Bristol, et directeur de la création de la Maison du Chocolat avant d’ouvrir une enseigne à son nom. Pourvu du don d’ubiquité, il a  récemment  pris les rennes de la Maison Chaudun (Paris 7ème), faisant même voyager l’excellence de la chocolaterie française jusqu’à Tokyo en y ouvrant deux boutiques. Et comme si cela ne suffisait pas, il parraine également La Meringaie (Paris 17ème), mon futur Eldorado.

Going nuts!

Revenons à MontEclair de brest, Gilles Marchalmartre où Gilles Marchal a réveillé l’écureuil qui sommeille en moi. Je le confesse, depuis quelques années, j’ai développé une obsession démesurée pour les noisettes et les amandes (j’ai  forcément été rongeur dans une vie antérieure). Parmi de grands classiques « sublimés » et « gourmands-croquants » (dixit Top Chef), tels que la charlotte aux fraises, le baba au rhum, la  tartelette au citron,  le fraisier ou le mille feuille à se damner, j’ai  donc jeté mon dévolu sur une création inspirée du Paris-Brest: l’irrésistible « Eclair de Brest », praliné à souhait.  Non, n’insistez pas… si je vous décris l’expérience gustative, vous risquez d’éprouver beaucoup trop de jalousie à mon égard. Quoiqu’il en soit, mes deux incisives ont poussé de 40mm. J’ai ensuite englouti un sachet de noisettes délicieusement caramélisées et j’ai pleuré, pleuré-é, pralines, pour qu’elles reviennent (les moins de 35 ans ne peuvent pas comprendre la référence). Inutile de vous dire que j’attends avec impatience le retour du froid ( je suis la seule en France) pour me jeter sur le fameux « Casse noisette », une création de saison (uniquement l’hiver) qui enverrait Scrat de L’Âge de Glace au septième ciel.

Un quartier à croquer

Boite biscuits G.MarchalCerise sur le gâteau (il fallait bien la faire), Gilles Marchal vient d’ouvrir une fabrique artisanale de biscuits : la bien nommée Compagnie Générale de Biscuiterie, haut lieu de la pâte feuilletée. Où?  Toujours sur la butte Montmartre, rue Constance. D’ailleurs, la vie est vraiment trop injuste… Non contents de vivre dans le plus beau quartier de la capitale, les montmartrois ont  de surcroit le privilège d’avoir accès aux meilleures gourmandises en bas de chez eux : gâteaux craquants à l’heure du thé, viennoiseries moelleuses et douces confitures pour le brunch du dimanche, pâtes de fruits, friandises et autres chouquettes  rassurantes toujours à portée de bouche. Pendant ce temps, pour se remettre du baume au cœur devant les infos en continu, le reste de l’humanité se rabat lamentablement sur des paquets d’Oreo ou, en ce qui me concerne, des rousquilles du Roussillon Pâtisserie Gilles Marchalachetées au supermarché. Alors si d’aventure vous flâniez dans le 18ème arrondissement, sachez qu’aux traditionnelles visites du Sacré Cœur, du Moulin Rouge ou de la maison de Dalida, s’ajoute un passage gourmand chez notre chef plus blond que blond. C’est évident, il faut avoir grignoté au moins une douceur estampillée Gm avant le purgatoire. Avant l’été un peu moins, certes, mais quand c’est vraiment bon, il parait que ça ne fait pas grossir. Et puis, d’après ce qu’on m’a dit, le praliné fait bronzer.

Pâtisseries Gilles Marchal : facebook / instagram

Compagnie Générale de Biscuiterie : facebook  / instagram

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *