La bière artisanale, nouveau « must drink » parisien

Brasseurs du Grand Paris

A l’occasion de la Saint-Patoch’, petite sélection de bières trendy made in Paris, pour désaltérer tout hipster qui se respecte.  à la vôtre!

( bientôt sur le site Garden Collage )

Que se passe-t-il au pays des grands vins ? Il semblerait que la boisson qui a toujours fait la réputation de la France ait désormais une sérieuse rivale : la bière. Malgré le fait qu’elle remonte à l’Antiquité et qu’elle ait souvent été associée à l’image péjorative du « beauf », la boisson dorée aux saveurs douces-amères vient de l’emporter sur le terrain de la hype. Aux terrasses des cafés, les parisiens branchés ne jurent que par le malt et le houblon. Désormais, chacun peut même faire sa propre cuvée à la Beer Fabrique, nouveau hot spot pour apprendre à brasser, à mettre en bouteille soi-même, et ainsi repartir avec 15 litres de bière aux étiquettes personnalisées. Les micro-brasseries se multiplient dans la capitale et on en dénombre plus de 700 en France. La particularité de cette nouvelle mode est qu’elle met en lumière une production locale, artisanale et particulièrement créative en termes de saveurs et d’esthétisme.

Distrikt
DISTRIKT-Groovy

Cette brasserie est avant tout « inspirée par la musique et les bières US » comme le suggèrent les étiquettes psychédéliques. « Le design des bouteilles est issu d’une collab avec Lemon Design, nous confie Alexandre, ancien ingénieur devenu brasseur. Je voulais évoquer toutes les inspirations, notamment musicales, qui m’ont aidées à la création de chaque recette ». Ce positionnement original table sur des partenariats artistiques malins: « on a une bière collaborative avec le groupe « Naïve New Beaters » qui vient de signer chez Universal ; le groupe cartonne et la bière aussi ! » Le petit plus ? Sur le site internet, le taulier nous conseille un morceau à écouter pour chaque bière. Alors, êtes-vous plutôt « groovy », « punk » ou « funky » ?

La Parisienne
La Parisienne

Elle porte bien son nom. Créée en 2014, cette marque expérimente et propose régulièrement de nouvelles recettes désaltérantes qui s’appuient sur un concept typiquement parisien. « Nos étiquettes représentent la femme parisienne qui caractérise parfaitement nos bières artisanales: élégante, cosmopolite, raffinée et créative » nous explique Noémie, chargée de la communication. Certaines appellations jouent aussi sur des stéréotypes de parisiens, comme le «poulbot », le «titi parisien», la «bourg’» ou encore le «lascar». Le petit plus ? Au delà des apparences, La Parisienne mise sur l’éthique, privilégiant le circuit court, utilisant des ingrédients 100 % naturels sans OGM, et proposant deux bières certifiées bio.

Coconino
COCONINO

« C’est le nom d’un comté en Arizona, explique Charles, l’un des deux brasseurs cool de cette bière légère et « soyeuse » en bouche. C’est précisément dans ce comté, dans un petit bar, que Hugo et moi avons découvert la « craft beer » il y a quelques années. Cela a été une révélation ! » Voilà qui explique le choix d’une identité visuelle « au style américain, dans un esprit désertique et épuré pour donner à chacune des bières Coconino une identité propre, tout en gardant ce lien avec les Etats-Unis ». Le petit plus ? Ils expérimentent sans cesse de nouvelles recettes en petite quantité pour « mettre en valeur la multitude de houblons disponibles : américains, européens, japonais, néo-zélandais etc…« 

Les brasseurs du Grand Paris

BGP-JMH-1-3HDLe projet est né de la rencontre entre un français et un américain, deux passionnés qui ont débuté dans un petit appartement du quartier Levallois-Perret. Après avoir remporté un prix avec leur « Levalloise », le duo voit plus grand : « après cinq années de brassage en mode nomade dans des brasseries d’Île de France, nous venons de débuter la production de nos bières dans notre toute nouvelle brasserie de Saint-Denis » raconte Fabrice. Le petit plus ? L’esthétique de leurs étiquettes rétro qui donne envie d’en faire la collection : « nous avons utilisé la 2CV sur notre première bière car les 2CV étaient construites à Levallois, ajoute-t-il. Par la suite, nous avons décliné le concept des véhicules. Pour nous, il est important de soigner le contenant autant que le contenu car le plaisir de la dégustation débute par la bouteille. »

La Goutte d’Or

La Chapelle Goutte-d'OrLe nom de la marque évoque autant la bière et sa couleur dorée que le quartier où elle a été brassée. Chaque recette porte un nom emblématique du coin : « Myrha », « Château Rouge », « Barbès » ou « Petite Pigalle ». Lancée grâce au crowdfunding, la brasserie est désormais une incontournable du nord de la capitale, on peut même la visiter. Sur le site internet, la petite histoire de chaque bière, la description des saveurs et les accords suggérés attisent les papilles. Le petit plus ? Des saveurs épicées et métissées, tout comme le quartier !

PS: oui, je sais, l’expression « must drink » est assez horripilante…

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